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Jusqu’à maintenant j’ai écrit des tutoriels de configuration ligne à ligne qui permettent, à ceux qui ont le courage de les lire, de réussir la configuration d’un ensemble TX / logiciel.

Voici un article plus généraliste qui explique à quoi servent les logiciels JTDX, WSJT-X, MSHV et Decodium. Globalement similaires, ils codent et décodent les mêmes modes numériques, à quelques exceptions près.
Nous allons détailler ci-après leurs différences, et je vais vous donner quelques conseils sur leur utilisation en générale.

 

 Menu de sélection 

1 – Les logiciels existants.
2 – Les TX modernes, et les plus anciens.
3 – La précision de l’horloge.
4 – La fonction des fenêtres.
5 – La structure d'un QSO type.
6 – Les niveaux : Windows, Logiciel et l'ALC de la Radio.
7 – Où et quand trafiquer ?
8 – PSK Reporter et les DX Clusters.
9 – La courtoisie et les bonnes pratiques.
10 - Conclusion.




1 – Les logiciels existants.

🔷 WSJT-X

Créé en 2011 par Joe Taylor (K1JT, Prix Nobel de physique), WSJT-X est le logiciel pionnier et la référence absolue des modes numériques. Conçu à l'origine pour les liaisons extrêmes (comme le rebond sur la Lune EME), il décode plus d’une dizaine de protocoles sous le niveau du bruit, dont les célèbres FT8, FT4, JT65, WSPR et Q65. C'est la fondation historique sur laquelle tous les autres logiciels se sont basés.

Existe pour Windows 32 ou 64 bits, pour Linux et macOS :
https://wsjt.sourceforge.io/downloads.html

Vous pouvez vous inscrire au groupe ici :
https://wsjt.sourceforge.io/downloads.html


🔷 WSJT-X Improved : Le "Super" WSJT-X

Né sous l'impulsion de Uwe Risse (DG2YCB), WSJT-X Improved est une version grandement améliorée (un mod dans le jargon) du logiciel officiel de Joe Taylor. Tout en conservant la compatibilité totale avec les modes d'origine (FT8, FT4, WSPR, Q65...), il apporte le mode FT2 et des dizaines de fonctionnalités modernes réclamées par la communauté : un décodage encore plus rapide, des filtres de fausses alertes, un repérage visuel des indicatifs par couleurs et une interface optimisée pour le mode expédition Fox & Hound. C'est le compromis parfait pour l'OM qui veut la rigueur de WSJT-X et quelques options de confort supplémentaires.

Existe pour Windows 32 ou 64 bits, pour Linux et macOS :
https://sourceforge.net/projects/wsjt-x-improved/files/WSJT-X_v3.1.0/

Vous pouvez vous inscrire au groupe ici :
https://sourceforge.net/projects/wsjt-x-improved/lists/wsjt-x-improved-community

WSJT-X & WSJT-X Improved

WST-X-Improved.png


🔷 JTDX

Né en 2015 sous l'impulsion d'Igor Chernikov (UA3DJY) et Arvo Järve (ES1JA), JTDX est un "fork" (dérivé) de WSJT-X optimisé spécifiquement pour le trafic DX en décamétrique. Focalisé sur le FT8, FT4, JT65 et T10, il intègre des algorithmes de décodage plus agressifs pour extraire les signaux les plus faibles des bandes saturées. Son interface repensée offre une automatisation poussée et une gestion visuelle unique pour les chasseurs de contrées lointaines. Malheureusement, depuis le conflit Russie / Ukraine, JTDX est resté figé à la version 2.2.159.

Existe pour Windows 32 ou 64 bits, pour Linux et macOS :
https://sourceforge.net/projects/jtdx/files/

JTDX
jtdx_improved_with_JTDX_GUI.jpg

🔷 MSHV

Développé depuis 2015 par Christo Lazarov (LZ2HV), MSHV (Multi-Stream High-Volume) s'est imposé comme le logiciel de l'efficacité et du trafic intensif. S'il gère parfaitement les classiques FT8 et FT4, sa force historique réside dans les modes ultra-rapides et le Meteor Scatter (comme le MSK144, JTMS, FSK441). C'est le préféré pour les expéditions et les concours grâce à sa gestion native et ultra-stable du multi-slot (répondre à plusieurs stations en même temps), le tout dans une interface légère qui consomme très peu de ressources PC.

Existe pour Windows 32 ou 64 bits et Linux :
https://sourceforge.net/projects/mshv/files/

Vous pouvez vous inscrire au groupe ici :
https://groups.io/g/MSHV/messages

MSHV
MSHV.png


🔷 Decodium

Lancé par l'équipe de Martino Merola (IU8LMC), Decodium est le logiciel qui a créé l'événement en introduisant le tout nouveau mode FT2. Conçu comme une version expérimentale et hautement modifiée de WSJT-X, il se distingue par des cycles d'émission/réception ultra-courts de seulement 3,8 secondes. Nous verrons ci-dessous qu’il n’est pas le seul à coder/décoder le FT2.

Existe pour Windows 32 ou 64 bits, pour Linux, Raspberry et macOS :
https://www.ft2.it/#download

Vous pouvez poser vos questions sur le forum :
https://www.ft2.it/forum/

Decodium
decodium_3_01.png


Nota : Concernant WSJT-X et WSJT-X Improved, à part configurer correctement les onglets RADIO et AUDIO sans quoi le logiciel ne démarrera pas, les autres options relèvent du confort et sont configurables au choix de chacun. Les options configurées par défaut à l’installation de WSJT-X sont pensées pour que le logiciel fonctionne du premier coup.

Voici pour chacun de ces logiciels, les modes qu’ils sont capables de décoder :

 WSJT-X officiel : FT4, FT8, FST4, JT4, JT9, JT65, Q65, MSK144, FST4W, WSPR, Echo (mode EME) et FreqCal (étalonnage de votre émetteur). Pas de FT2. 
WSJT-X Improved (version améliorée) : les mêmes modes que WSJT-X officiel, avec le FT2 et quelques options supplémentaires.
Decodium : FT2, FT4, FT8, FST4, JT4, JT9, JT65, Q65, MSK144, FST4W, WSPR, Echo (mode EME) et FreqCal (étalonnage de votre émetteur).
MSHV : FT2, FT4, FT8, JT6M, JTMS, JT65A, B et C, Q65 (A, B, C et D), MSK144, MSKMS, FSK441, FSK315, ISCAT-A et B, et PI4 (pour les balises).
JTDX : FT4, FT8, JT65, JT9, T10 et WSPR.

Un conseil : ces logiciels étant en constante évolution, travaillez toujours avec les dernières versions.

2 – Les TX modernes, et les plus anciens.

Relier la Radio au PC : La chaîne matérielle

Pour que votre logiciel (WSJT-X, JTDX, MSHV ou Decodium) puisse dialoguer avec votre station, deux types de liaisons doivent être établies entre l'ordinateur et le transceiver :

  • Le protocole CAT (Les commandes) : Il permet au PC de lire la fréquence de la radio et de lui donner l'ordre de passer en émission (PTT).

  • Les signaux Audio (Le son) : La carte son du PC génère la tonalité à envoyer vers l'émetteur, et récupère le bruit de la bande venant du récepteur pour le décoder.


Selon la génération de votre matériel, la configuration physique change du tout au tout.

1. Les transceivers de nouvelle génération : Le cordon USB unique

Si vous possédez un décamétrique moderne (comme l'Icom IC-7300, les Yaesu FT-710 / FT-991A, les Kenwood récents, etc.), la procédure est grandement simplifiée. Ces postes intègrent nativement leur propre carte son et leur propre interface CAT.

  • La connectique : Un unique câble USB standard (le même que pour une imprimante) suffit pour relier l'arrière de la radio au PC.
  • La configuration : Il est impératif d'installer les pilotes (drivers) du constructeur sur le PC avant de brancher le câble. Une fois connecté, Windows verra apparaître une nouvelle carte son isolée (généralement nommée USB Audio CODEC) et un port COM virtuel dédié au protocole CAT. C'est la solution la plus propre, la plus économique et la plus fiable.


2. Les transceivers plus anciens : L'obligation d'une interface externe

Si vous utilisez un poste de conception plus ancienne (comme le Yaesu FT-857, le Kenwood TS-570, l'Icom IC-706, etc.), celui-ci ne dispose pas de carte son interne. Ses connexions arrière sont purement analogiques (prises de type DATA, ACC, ou micro). Il est alors obligatoire d'intercaler une interface matérielle entre le PC et la radio.

  • Les interfaces prêtes à l'emploi : Des boîtiers du commerce comme la Digirig, la Microham ou la SignaLink USB embarquent leur propre carte son dédiée.
  • Le câblage : L'interface se connecte en USB sur le PC d'un côté, et utilise des câbles spécifiques (adaptés précisément à la marque et au modèle de votre poste) pour injecter l'audio et gérer le PTT via les prises DATA ou micro de la radio.
  • Le piège des câbles directs "bricolés" : Bien qu'il soit techniquement possible de relier les prises Jack (Micro/Casque) de la carte son de votre carte mère directement à la radio à l'aide de simples cordons, cette méthode est fortement déconseillée. Sans isolation galvanique par transformateurs, vous risquez des retours de Haute Fréquence (HF) qui feront planter le PC, figeront le logiciel au moment de l'émission, ou déformeront votre signal.


Le conseil pratique pour démarrer : Avant même d'ouvrir votre logiciel de trafic, faites un détour par le Gestionnaire de périphériques de Windows. Vérifiez que votre câble USB ou votre interface externe est bien reconnue et notez soigneusement le numéro du Port COM attribué. C'est la toute première information qui vous sera demandée lors de la configuration du logiciel.
N’hésitez pas à parcourir les tutos spécifiques sur mon site qui rentrent beaucoup plus dans les détails.


3 – La précision de l’horloge.

La précision de l’horloge, c’est le nerf de la guerre dans les modes numériques. Après l’installation des pilotes qui permettent à Windows de reconnaitre votre TX, cet élément est tout aussi important car pas de précision d’horloge = pas de qso. Beaucoup de débutants font cette erreur, il ne faut donc pas négliger ceci.
Si la radio et le PC sont bien configurés, mais que l'horloge a 2 secondes de retard, rien n’est possible.

La précision de l'horloge (Le "Time Delta" ou DT dans les logiciels)

  • Le principe de base : Le FT8, le FT4 ou le FT2 reposent sur un découpage temporel extrêmement strict (cycles de 15s, 7.5s ou 3.8s). Les stations émettent et écoutent toutes exactement en même temps.
  • La tolérance maximale : Pour décoder et être décodé, l'écart (le Delta t ou DT) entre votre PC et l'heure UTC réelle ne doit pas dépasser 0,5 à 1 seconde maximum. Au-delà, vous devenez invisible pour les autres et vous brouillez les cycles en appelant inutilement.
  • Le piège de Windows : L'horloge native de Windows se synchronise à des intervalles trop espacés. C'est insuffisant pour les modes numériques où la dérive d'un PC peut atteindre plusieurs secondes en quelques heures.


La solution gratuite pour être "à la milliseconde" :

BktTimeSync (développé par l'italien Mauro Capelli, IZ2BKT) est devenu un incontournable absolu pour la communauté OM.
Il résout d'un coup les deux cas de figure du radioamateur : le trafic au QRA (shack) et le trafic en portable (SOTA/POTA).

  • Au QRA (Avec Internet) : Il se comporte comme un client NTP ultraprécis qui va interroger les serveurs de temps à intervalles réguliers pour corriger Windows en arrière-plan.

Signification de NTP : En mode Client NTP (Network Time Protocol), votre ordinateur (ou votre logiciel comme BktTimeSync) va chercher l'heure exacte sur internet en interrogeant des serveurs de temps de référence.

  • En portable (Hors ligne) : C'est là sa grande force. Si vous trafiquez au milieu d'un champ sans réseau, il suffit de lui brancher une petite clé GPS USB . BktTimeSync récupère l'heure atomique des satellites pour synchroniser le PC.

Le gros "+" : En mode GPS, BktTimeSync peut envoyer automatiquement vos coordonnées géographiques à WSJT-X pour mettre à jour votre carré de transmission (Grid Locator) en temps réel si vous vous déplacez !

  • Comment vérifier son décodage ? regarder la colonne "Delta t" (ou DT) sur son logiciel (WSJT-X/JTDX/MSHV). Si toutes les stations affichent un DT positif (ex: +1.2) ou négatif (ex: -1.5), ce ne sont pas les autres qui sont désynchronisés... c'est son propre PC !


Cliquez dans l'image ci-dessous pour télécharger le logiciel :

BKTtimesync.png


4 – La fonction des fenêtres.

Bien que le design varie d'un logiciel à l'autre, la disposition de l'espace de travail reste globalement identique et se découpe toujours en trois grandes zones stratégiques.

1. La fenêtre du Haut : Le Waterfall.
Le waterfall ou wide graph ou cascade ou chûte d'eau. Dans cet article nous le nommerons, waterfall.
 
Nota : peut-être positionné en bas si besoin dans WSJT-X et JTDX, position figée dans MSHV.

  • À quoi elle sert au quotidien : C'est là que vous surveillez l'activité globale de la bande et que vous choisissez visuellement votre tonalité d'émission. Une tonalité libre, non occupé par un copain wink 
  • Sur le waterfall, on parle effectivement de tonalité audio (exprimée en Hz), entre zéro et 3000 hertz, tandis que sur le cadran de la radio, on parle de fréquence porteuse (exprimée en MHz).

WaterFall.png

Pour trafiquer, vous devez régler deux paramètres distincts :

  • La Fréquence Porteuse (La Radio) : C’est la fréquence fixe que l'on affiche sur le cadran du transceiver (ex: 14.074 MHz pour la bande des 20 mètres). La radio reste calée dessus et ne bouge plus. Ses fréquences sont préenregistrées dans le logiciel.
     
  • La Tonalité Audio (Le Waterfall) : C'est le signal sonore (la modulation) généré par la carte son du PC. Cette tonalité se situe toujours entre 0 Hz (un son très grave) et 3000 Hz (un sifflement très aigu).

    NOTA : Largeur d’un signal FT8 et nombre de stations possibles : La largeur d’un signal FT8 est de 50 Hertz. La bande passante du waterfall va de zéro à 3000 Hertz. En faisant une simple division, 3000 Hertz (notre waterfall) divisé par 50 Hertz (largeur de l’émission FT8) = 60 stations possibles sur la même fréquence, sans problèmes de perturbation quelconque.

    Concernant la largeur du signal : si en FT8 elle est de 50 Hertz, en FT4 elle est de 83 Hertz et en FT2 de 150 Hertz. C'est pour cette raison qu'en fonction du mode dans lequel vous vous trouvez, quand vous choisissez votre tonalité d'émission dans le waterfall, les deux barres rouges sont plus ou moins espacées, cela correspond à la largeur de votre signal.
     

Comment ça se passe concrètement ?

Quand vous choisissez un emplacement libre sur le waterfall à 1500 Hz, le logiciel génère une tonalité audio à cette fréquence exacte. La radio prend ce son et l'injecte dans la bande (en USB). 

Votre fréquence réelle d'émission sur l'air sera l'addition des deux :
14.074 MHz + 1500 Hz = 14.075500 MHz

Procédure : On règle d'abord le poste sur la fréquence 14.074 en sélectionnant la bande voulue dans le logiciel. On choisit ensuite la tonalité d'émission sur le waterfall, par exemple à 1200 Hz, en faisant un clic droit dans le waterfall vous sélectionnez cette tonalité et 2 barres rouges verticales apparaissent (dans WSJT-X). Quand aux 2 barres vertes, il s'agit de la tonalité d'émission de votre correspondant, donc votre tonalité de réception.
 

Voici un exemple concret de QSO, votre tonallité d'émission (Tx = barres rouges) positionnée à 1259 Hz, et la tonalité d'émission de votre correspondant positionnée à 1816 Hz (Rx = barres vertes).

BarresRougesVsBarresVertes.png

Attention au piège : Évitez les tonalités trop basses (en dessous de 400 Hz) ou trop hautes (au-dessus de 2600 Hz). Les filtres internes de certaines radios coupent ces extrêmes, ce qui affaiblit votre signal ou déforme votre tonalité. L'idéal est de se positionner entre 1000 Hz et 2000 Hz. J’ai consacré un article complet au paramètre FAKE IT sur mon site, lisez-le. Ne vous posez pas de question, activez-le : Le résultat : sur l'air, vous émettez exactement à la même fréquence finale. Mais pour votre radio, la tonalité audio générée est toujours située pile au milieu de son filtre (autour de 1500 Hz), là où le signal est le plus pur, le plus fort, et sans aucune distorsion.

Dans les menus : "Rig" ou "Fake It", que choisir ?

Dans les paramètres de votre logiciel (Onglet Paramètres > Radio > Split Operation), vous devez impérativement cocher l'une de ces deux options pour activer le Split :

  • L'option "Rig" (Le vrai Split) : Le logiciel utilise la fonction Split native de votre transceiver (le VFO A pour l'écoute, le VFO B pour l'émission). Quand vous passez en émission, la radio bascule automatiquement sur son deuxième VFO configuré par le PC. Note : Nécessite un poste moderne et une liaison CAT parfaite.
  • L'option "Fake It" (Le Split simulé) : Si votre radio ne gère pas bien le mode Split natif par le câble CAT, cochez "Fake It". Ici, le logiciel n'utilise qu'un seul VFO. À chaque transmission, il modifie instantanément la fréquence principale du cadran de la radio de quelques centaines de Hertz, puis la remet en place dès que l'émission est finie.


Verdict : Si votre radio le gère, l'option Rig est la plus propre et la plus rapide. Si vous constatez des bugs ou des refus d'émission, ou des pertes de puissances, cochez Fake It. Dans les deux cas, le fonctionnement en "Split" sur le waterfall sera actif et votre signal sera irréprochable !

SplitOperation.png

2. La fenêtre de Gauche : L'activité de la Bande, ce que vous recevez. 

  • Son rôle : C’est le défilement de tout ce que votre station entend sur la fréquence courante (le décodage global).
  • Ce qu'on y voit : Toutes les 15 secondes (en FT8), le logiciel affiche ici toutes les lignes décodées dans les 3 kHz de bande passante du waterfall. C’est ici que vous repérez les stations qui lancent des CQ ou qui trafiquent entre elles à l'autre bout de la terre.


BandActivity.png

3. La fenêtre de Droite : là où se déroule votre QSO.

  • Son rôle : C'est votre canal privé, la zone de texte filtrée.
  • Ce qu'on y voit : Elle n’affiche que les messages qui contiennent votre propre indicatif, ou ceux de la station dans lequel vous avez double-cliqué pour le contacter. D’autres stations peuvent parfois apparaitre dans cette fenêtre, celles proches de la tonalité que vous avez choisie dans le waterfall.
  • C'est la fenêtre la plus stressante au début ! C'est ici que vous voyez la station DX vous répondre, vous envoyer votre report, puis vous dire 73. Si cette fenêtre s'active, c'est que vous êtes dans le feu de l'action.

FenetreDroite.png


5 – La structure d'un QSO type (Comprendre les automatismes).

En modes numériques comme le FT8 ou le FT4, vous n'écrivez pas vos messages au clavier. Tout est codé dans des macros standardisées et compressées de 13 caractères maximum. Le logiciel gère la séquence presque entièrement seul, mais vous devez en comprendre le déroulement pour garder le contrôle.

Un QSO complet se déroule toujours en 5 étapes. Un cycle complet dure entre 1 minute 15 et 1 minute 30 suivant le réglage du logiciel, et si aucune répétition n’a lieu. Chaque trame dure 15 secondes en FT8.

1. L'appel (Le CQ) :

Une station lance un appel. Vous voyez sa trame, dans la fenêtre de gauche :
CQ K1ABC FN42 (Cette station Américaine cherche un contact, donne son indicatif et son locator).

2. La réponse :

Vous double-cliquez sur sa ligne pour lui répondre. Votre logiciel génère automatiquement le message suivant au cycle suivant, et affiche le début du qso dans la fenêtre de droite. Au préalable, vous avez choisi une tonalité libre dans le waterfall pour votre émission :
K1ABC F1NQP JN19 (Vous répondez à K1ABC et vous lui transmettez votre locator).

3. Le report de signal :

La station vous entend et vous répond en vous donnant votre report de réception en dB :
K1ABC F1NQP -12 (K1ABC vous reçoit avec un signal de -12 dB).

4. L'accusé de réception et le contre-report :

Votre logiciel accuse réception du report (R) et renvoie le report à la station DX :
K1ABC F1NQP R-08 (Vous confirmez avoir reçu le -12, et vous lui donnez un -08 dB).

5. Les salutations finales (Les 73) :

Le contact est validé. Les deux stations s'échangent un "RR73" ou "73" final :
K1ABC F1NQP RR73 puis F1NQP K1ABC 73

L’automatisme à activer


Pour éviter de se tromper pendant ces cycles très rapides, il est conseillé d’activer ce paramètre :

  • Auto Seq (Séquence Automatique) : Indispensable. C'est ce qui permet au logiciel de passer tout seul à l'étape suivante (renvoyer le report après avoir reçu le CQ, envoyer le 73, etc.) sans que vous n'ayez à cliquer manuellement toutes les 15 secondes.
  • Log QSO (Journal de bord automatique) : Dès que le "73" final est échangé, une fenêtre contextuelle s'ouvre pour vous proposer d'enregistrer le contact dans votre carnet de trafic (fichier .ADIF). Vous n'avez plus qu'à cliquer sur OK.


6 – Les niveaux : Windows, Logiciel et l'ALC de la Radio.

Le réglage de la puissance en modes numériques est souvent mal compris par les débutants. Contrairement à la phonie (SSB) où l'on cherche à faire monter l'ALC pour donner de la force à la voix, en mode numérique, l'ALC de votre radio doit être STRICTEMENT À ZÉRO.
Si votre ALC s'active, votre signal va saturer. Il va "splatter" (s'élargir sur le waterfall et brouiller les autres stations) tout en créant des signaux fantômes (des harmoniques) qui détruiront la pureté de votre émission. Pour éviter cela, vous devez équilibrer trois curseurs de volumes différents.

A. Le premier niveau : Le volume dans Windows

Avant même de toucher au logiciel de trafic, il faut régler le niveau de sortie principal de votre ordinateur. C'est le volume de sortie de la carte son (interne ou intégrée à votre interface/TX) qui va envoyer le signal vers la radio.

  • La méthode : Dans Windows, allez dans les paramètres de son, puis ouvrez le panneau des périphériques de lecture. Faites un clic droit sur la carte son dédiée à votre radio (souvent appelée USB Audio CODEC), allez dans l'onglet Niveaux et réglez le curseur à 100%.

Certains chipsets audio équipant les cartes son peuvent mal supporter un volume Windows réglé à 100 %. Si vous constatez une déformation du signal lors de vos premiers essais, réduisez alors le niveau audio de Windows à 70 ou 80 %.


B. Le deuxième niveau : Le curseur "Pwr" du logiciel

Tous les logiciels (WSJT-X, JTDX, MSHV) possèdent un curseur de volume de transmission vertical, généralement situé tout à droite de l'interface principale, marqué Pwr (ou Tx Power).

  • Son rôle : C'est votre outil de réglage fin au quotidien. C'est lui qui va vous permettre d'ajuster précisément la quantité de signal audio injectée dans le transceiver pour éliminer l'ALC.


C. La procédure pratique pour dompter l'ALC

Pour régler définitivement votre station sans risquer de polluer la bande, suivez rigoureusement ces étapes :

1. Réglez la puissance maximale de votre transceiver sur la valeur que vous désirez utiliser (par exemple : 30 Watts).

2. Sur votre logiciel, cliquez sur le bouton Tune (Accord). La radio passe instantanément en émission et le PC génère une note pure continue.

3. Gardez les yeux rivés sur le cadran de votre radio, sur l'indicateur marqué ALC.

4. Pendant que la radio émet, attrapez à la souris le curseur Pwr du logiciel (à droite de l'écran) et descendez-le doucement vers le bas.

5. Le point magique : Vous allez voir l'indicateur ALC de la radio diminuer. Continuez de descendre le curseur du logiciel jusqu'à ce que la barre ou l'aiguille de l'ALC de la radio retombe complètement à zéro.

6. Cliquez à nouveau sur Tune pour couper l'émission.

Astuce : Si vous changez de bande ou si vous modifiez la puissance sur le poste, l'ALC peut bouger à nouveau. Prenez l'habitude de refaire cette petite procédure "Tune" rapide pour vérifier que votre ALC reste bien à zéro. Cette procédure est à faire à la toute première utilisation du logiciel, et pour toutes les bandes. Je vous conseille ceci : dans Settings puis dans l’onglet Audio de WSJT-X, prenez soin de cocher, dans la partie « Remember power settings by band » les cases Transmit et Tune. De cette manière les niveaux sont mémorisés à la fermeture du logiciel.  Vous n’aurez plus à les refaire à chaque fois.

Transmit&Tune.png


7 – Où et quand trafiquer ? (Le choix des bandes).

Maintenant que votre station est parfaitement configurée et que les niveaux sont ajustés, il est temps de caler votre transceiver sur les bonnes fréquences. En modes numériques, vous n'avez pas besoin de chercher les stations en faisant tourner le vernier de votre radio : tous les contacts du monde entier se regroupent sur une seule et unique fréquence par bande et mode.
Voici la feuille de route indispensable pour savoir où et quand positionner votre cadran (toujours en mode USB ou USB-D selon votre poste).


A. Le tableau des fréquences phares en FT8 (en MHz)

TableauFreqPropag.png

B. Comprendre le cycle des bandes (Le rythme de la propagation)

Pour maximiser vos chances de réussite, vous devez adapter votre trafic au rythme du Soleil :

  • Le jour (Les bandes hautes) : Privilégiez le 20m, le 17m, le 15m et le 10m. Les ondes ont besoin de l'ionisation du Soleil pour rebondir efficacement. C'est le moment idéal pour chasser le DX à l'autre bout de la Terre.
  • La nuit (Les bandes basses) : Lorsque le Soleil se couche, les couches hautes de l'atmosphère se désactivent. Le 20m se ferme progressivement, tandis que le 40m et le 80m "s'allument". Les signaux portent alors très loin en Europe et vers les Amériques au cœur de la nuit.


Astuce logicielle : Dans WSJT-X, JTDX ou MSHV, vous n'avez pas besoin de retenir ces fréquences par cœur. Un menu déroulant situé sur l'interface principale regroupe toutes les bandes. Un simple clic sur "20m" ou "40m" enverra instantanément l'ordre à votre radio (via le câble CAT) de se caler sur la bonne fréquence !

C. Sur quel mode trafiquer

Pour la bande HF et le 6M, c’est compliqué de vous conseiller un mode en particulier, car parfois il n’y a personne en FT4 ou en FT2. La bonne pratique est de se fier aux clusters et d’utiliser le mode le plus utilisé à l’instant T. 

Pour les bandes VHF et au-dessus, le FT8 est pas mal utilisé lors du trafic tropo ou ES.
E sporadique : phénomène où des nuages ionisés dans la couche E réfléchissent les signaux VHF, créant un “rebond” permettant des liaisons de 700 à 2500 km sur 50, 70 et parfois 144 MHz. 

Vous pouvez également expérimenter le Q65, l’expérimentation n’est-elle pas le propre du radioamateur ? 

Le Q65 est le mode de référence sur les bandes hautes (VHF, UHF et hyperfréquences) pour les liaisons extrêmes au-delà de l'horizon. Conçu pour décoder des signaux d'un niveau bas, jusqu'à -33,8 dB, il utilise des cycles longs (jusqu'à 5 minutes) et résiste parfaitement aux fortes distorsions de fréquence. C’est l’outil idéal pour le trafic spatial via la Lune EME et les propagations complexes comme le TEP (trans-équatoriale), le Troposcatter ou le Rainscatter.

8 – PSK Reporter et les DX Clusters : Visualiser le trafic mondial.

Dans le monde de la radio, pour savoir si la propagation est ouverte ou si une station rare est active, l'OM ne peut pas se contenter de chercher au hasard. Le mode FT8 a révolutionné cette quête d'informations : d'un côté, le site PSK Reporter automatise la cartographie de votre propre signal, et de l'autre, les DX Clusters traditionnels qui annoncent les stations recherchées.

A. PSK Reporter : Le radar mondial de votre émission

Le site internet PSK Reporter (https://pskreporter.info/pskmap.html) agit comme un immense filet de détection planétaire pour les modes numériques.

  • Comment ça marche ? Dans les options de votre logiciel (WSJT-X, JTDX ou MSHV), vous trouverez une case à cocher intitulée "Enable PSK Reporter spotting" (Activer le repérage PSK Reporter). Dans WSJT-X, cette case se trouve dans l’onglet Reporting. Dès qu'elle est cochée, votre PC envoie automatiquement au site la liste de tous les indicatifs que vous décodez. À l'inverse, dès que vous passez en émission, toutes les stations connectées à travers le monde qui captent votre signal envoient l'information au serveur.
  • La visualisation : En ouvrant votre navigateur internet sur ce site et en tapant votre propre indicatif, vous voyez apparaître une carte du monde parsemée de repères. Vous savez ainsi, à la minute près, que vos 20 Watts sur 40 mètres sont reçus en Finlande avec un report de -12 dB ou en Martinique à -18 dB. C'est le moyen ultime pour vérifier l'efficacité de vos antennes sans attendre qu'on vous réponde.
     

PSKreporter.png

B. Le développement des DX Clusters : La vigie de la station

Pour surveiller une bande qui s’ouvre où contacter un DX spécifique, vous pouvez utiliser les DX Cluster. Le DX Cluster est un réseau mondial où les radioamateurs partagent en temps réel les stations DX qu’ils entendent. Les serveurs interconnectés redistribuent les spots à tous les utilisateurs. Les clusters permettent de repérer les DX rares, suivre la propagation, et optimiser son trafic. Les spots contiennent l’indicatif entendu, la fréquence, le mode et l’heure. Les clusters existent sous forme de serveurs Telnet, de sites web (DXHeat, DXWatch, DXmaps) ou d’outils automatiques, PSKReporter.

Nous pouvons citer les clusters Français de Pascal F5LEN https://cluster.f5len.org/ ou de Pierre F1LED https://dx.f1led.fr/.
Ils sont tous deux pourvus de filtres qui permettent de n’afficher qu’une bande ou qu’un mode.

ClusterF1LED.png


9 – La courtoisie et les bonnes pratiques sur le waterfall.

Le FT8 est un mode formidable, mais en raison de sa forte popularité, les portions de bandes qui lui sont réservées sont souvent bien occupées (les fameux 3 kHz de bande passante). Pour que le trafic reste un plaisir pour tout le monde, nous devons adopter quelques règles de savoir-vivre radioélectrique dès nos premiers QSO.

A. Le choix de l'emplacement sur le waterfall (L'écoute avant tout)


Avant d'appuyer sur le bouton d'émission pour lancer votre premier CQ, appliquez la règle de base de tout radioamateur : écoutez !

  • La méthode : Observez le waterfall pendant au moins deux ou trois cycles complets (soit 30 à 45 secondes). Repérez une ligne verticale noire, c’est-à-dire un espace vide de signal, et faites un clic droit sur le waterfall pour y positionner votre curseur de transmission (Tx). Avec WSJT-X, 2 barres rouges verticales apparaissent.
  • Le piège : Ne vous mettez jamais au hasard sur une ligne où une station est déjà en train de transmettre, même si vous ne l'entendez pas très fort. Vous risquez de perturber son QSO pour les stations qui, elles, la reçoivent bien. Quand vous trafiquez longtemps, vérifiez ceci souvent, et quand la tonalité qui était libre devient occupée, regardez de nouveau sur le waterfall, et changez de tonalité.


B. Trafiquer en "Split" (Ne pas répondre sur la fréquence du DX)

Rappel du terme SPLIT : C'est le fait d'écouter sur une fréquence (par exemple 1500 Hz sur le waterfall) et d'émettre sur une autre (par exemple 2500 Hz).

C'est l'erreur classique du débutant. Lorsque vous tentez de contacter une station rare (un DX) ou une expédition que tout le monde s'arrache, ne trafiquez jamais sur la même tonalité que votre correspondant. C’est aussi pour cette raison qu'il faut toujours activer l'option "Fake It" (ou "Rig") dans les paramètres de votre logiciel.

  • Pourquoi ? Si vous répondez sur la fréquence exacte de la station DX, et que des dizaines d'autres stations font de même, la fréquence du DX va devenir un brouhaha de signaux saturés (QRM). Plus personne ne pourra décoder le DX, et vous détruirez le trafic pour tout le monde.
  • La bonne pratique : Lorsque vous double-cliquez sur la station DX dans la fenêtre de gauche pour la sélectionner, votre curseur de réception (Rx) se cale automatiquement sur sa fréquence pour continuer à la décoder. Mais vous, allez tout de suite placer votre curseur d'émission (Tx) dans un coin vide et noir du waterfall.


Le logiciel se charge alors de faire le décalage (le Split). Grâce à Fake It, votre radio va décaler son cadran en un clin d'œil à chaque émission pour envoyer votre signal dans cette zone vide. La station DX vous entendra parfaitement sur votre fréquence isolée et pourra vous répondre sans encombre au milieu du flux ! Autre conseil, ne tentez pas d’appeler une expédition ou un dx rare sans l’entendre, car il sera possible que vous soyez sur le mauvais cycle d’émission (paire ou impaire). 

  • Concernant les expéditions, certaines émettent en FH (Fox Hound) ou SF (Super Fox). J’explique en détail dans un autre article comment faire pour contacter une expédition. Je vous encourage à lire en détail ceci : web.gif

C. Le mode F/H (Fox & Hound) et SF (Super Fox) : réservé uniquement aux expéditions

Le mode Fox & Hound (Le Renard et les Chiens) ou SF (Super Fox) est un protocole de "super-split" automatique. Il permet à une expédition DX (le Fox / le Renard) de contacter jusqu'à 9 stations en même temps (les Hounds / les Chiens) pour vider les piles d'appel à une vitesse record.

Deux règles absolues doivent être respectées pour ce mode :

  • Une fréquence dédiée et exclusive : Une expédition n'utilise jamais les fréquences FT8 standard de monsieur tout le monde. Elle s'établit sur une fréquence spécifique annoncée à l'avance (par exemple 14.090 MHz au lieu du 14.074 MHz traditionnel).
  • Ne l'activez jamais sur les fréquences courantes : Si vous activez le mode Hound sur une fréquence standard cela va à l'encontre de l'éthique radioamateur. 


⚠️ Règle d'or : On n'active le mode FH ou SF que si l'on est en train de chasser une expédition officielle sur sa fréquence dédiée. Dès que le contact est dans la boîte, on décoche immédiatement cette option avant de retourner sur les fréquences de trafic habituelles !

D. Les cycles de temps : Êtes-vous Pair ou Impair ?

Le FT8 est une chorégraphie ultraprécise basée sur l'horloge de votre PC. Une minute est divisée en 4 séquences de 15 secondes. Les stations radio se séparent en deux groupes pour éviter de s'émettre dessus les unes des autres :

  • Le cycle Pair (00s / 30s) : Appelé aussi First (Premier) ou 1st (c’est la case TX even/1st que l’on coche ou pas dans WSJT-X). Les stations qui transmettent à ce moment-là émettent dès la première seconde de la minute (ex: 12h00m00s ou 12h00m30s).
     
  • Le cycle Impair (15s / 45s) : Appelé aussi Second (Deuxième) ou 2nd. Ces stations émettent au milieu de la minute (ex: 12h00m15s ou 12h00m45s).


Règle d'or et astuce : Si vous écoutez une station qui émet sur le cycle Pair, vous devez obligatoirement lui répondre sur le cycle Impair (et vice-versa). Pas de panique : lorsque vous double-cliquez sur un indicatif pour l'appeler, votre logiciel active automatiquement le bon cycle à votre place ! Si vous lancez votre propre CQ, essayez de repérer quel cycle est le moins chargé sur le waterfall pour vous y installer. Lorsque vous faites des activations TM ou des concours, cochez/décochez de temps à autres cette case afin de toucher le plus grand nombre de correspondants.



E. La puissance raisonnable (Le FT8 est un mode "signaux faibles")

Le protocole du FT8 a été conçu pour décoder des signaux enfouis dans le bruit, bien en dessous du niveau de la phonie. Il est donc totalement inutile, voire nuisible, de sortir des puissances pharaoniques.

  • Préservez votre matériel : Contrairement à la phonie où la puissance n'est délivrée que par pointes au rythme de la voix, le FT8 émet une porteuse continue à pleine puissance pendant 15 secondes. Un transceiver de 100 Watts utilisé à 100 % en FT8 va chauffer très rapidement et risquer la panne.
  • La juste mesure : Commencer avec 20 à 30 Watts est amplement suffisant. Avec une antenne correctement réglée, cette puissance permet de réaliser des contacts intercontinentaux réguliers. N'augmentez la puissance que si vous tentez de joindre une station très difficile ou que la propagation est marginale.


Petit clin d’œil : Certains adeptes de l’expression "Life is too short for QRP" (La vie est trop courte pour faire du QRP), vous diront le contraire hi !!!

F. Attention au QRM local (La courtoisie de proximité)

Si vous constatez qu'une station locale (un voisin radioamateur à quelques kilomètres de chez vous) est active sur la bande, évitez de vous caler juste à côté de sa tonalité sur le waterfall. Même avec un transceiver moderne, la forte proximité géographique peut saturer le récepteur de votre voisin par transmodulation. Laissez-lui un espace de sécurité de quelques centaines de Hertz.



10 - Conclusion : À vous le monde en modes numériques !

Vous avez désormais toutes les clés en main pour exploiter pleinement la puissance des modes numériques. Du rythme millimétré du FT8 aux défis extrêmes du Q65, la radio moderne offre un terrain de jeu exceptionnel où l'informatique se met au service du radioamateur.
Que vous choisissiez de traquer les stations rares en Split, de cartographier votre antenne sur PSK Reporter ou de guetter l'ouverture magique d'un TEP sur les bandes hautes, gardez toujours à l'esprit les règles de courtoisie sur le waterfall. Installez-vous confortablement, ajustez votre horloge PC, réglez votre puissance avec sagesse et rappelez-vous : la vie est peut-être trop courte pour le QRP, mais le numérique vous prouvera chaque jour qu'avec quelques Watts bien investis, la Terre entière reste à portée de micro... ou plutôt, de souris.

Bon trafic à tous, bonnes chasses au DX et au plaisir de croiser votre indicatif sur le waterfall !


73 de F1NQP !






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Date de création : 25/06/2026 13:17
Catégorie : Technique Informatique -
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